Sophie Pasquet
Journaliste - Photographe
Sophie Pasquet
Studio Hans Lucas
SOLAR MAMA, GRAND-MÈRE EXPERTE EN ELECTRICITÉ

Il y a 7 ans, Doussou Konaté a été élue par son village pour partir dans une université indienne acquérir une formation de technicienne solaire. Bien sûr, tout n'a pas été facile. Il a fallu laisser les enfants et son mari à la deuxième épouse, quitter le village pour la première fois, s'acclimater à une autre culture, une autre nourriture,  se concentrer pour suivre des cours techniques, apprivoiser l'absence des proches. La formation a duré 6 mois. Mais depuis son retour, toutes les maisons du village ont été électrifiées et les habitants n'en finissent pas d'égréner les avantages : moins de vols de bétail, d'accidents la nuit, d'incendies à cause des bougies, les accouchements de nuit sont plus sûrs, les femmes ont la possibilité de faire une peu de commerce le soir, de se retrouver dehors pour avancer les tâches domestiques, discuter ou regarder le feuilleton qui fait vibrer le Sénégal. Les enfants peuvent faire leur devoir une fois la nuit tombée... D'après les mères de Keur Simbara, leurs filles se marient plus tard que celles du village voisin où il n'y a pas d'électricité. Tous les mois, en échange de l'entretien des lanternes et des panneaux solaires, chaque famille donne 2000 CFA/ mois à Doussou Konaté.

Avec ce reportage, je continue mon travail sur les différents projets d'électrification en Afrique et leur influence sur la stabilité politique et sociale.

Ce travail a été financé par l'association PARSS (Photo Action Reportage Social et Solidaire): https://parrs.fr/solar-mamas/

SOLAR MAMA, GRAND-MÈRE EXPERTE EN ELECTRICITÉ

Il y a 7 ans, Doussou Konaté a été élue par son village pour partir dans une université indienne acquérir une formation de technicienne solaire. Bien sûr, tout n'a pas été facile. Il a fallu laisser les enfants et son mari à la deuxième épouse, quitter le village pour la première fois, s'acclimater à une autre culture, une autre nourriture,  se concentrer pour suivre des cours techniques, apprivoiser l'absence des proches. La formation a duré 6 mois. Mais depuis son retour, toutes les maisons du village ont été électrifiées et les habitants n'en finissent pas d'égréner les avantages : moins de vols de bétail, d'accidents la nuit, d'incendies à cause des bougies, les accouchements de nuit sont plus sûrs, les femmes ont la possibilité de faire une peu de commerce le soir, de se retrouver dehors pour avancer les tâches domestiques, discuter ou regarder le feuilleton qui fait vibrer le Sénégal. Les enfants peuvent faire leur devoir une fois la nuit tombée... D'après les mères de Keur Simbara, leurs filles se marient plus tard que celles du village voisin où il n'y a pas d'électricité. Tous les mois, en échange de l'entretien des lanternes et des panneaux solaires, chaque famille donne 2000 CFA/ mois à Doussou Konaté.

Avec ce reportage, je continue mon travail sur les différents projets d'électrification en Afrique et leur influence sur la stabilité politique et sociale.

Ce travail a été financé par l'association PARSS (Photo Action Reportage Social et Solidaire): https://parrs.fr/solar-mamas/

SOLAR MAMA, GRAND-MÈRE EXPERTE EN ELECTRICITÉ

Il y a 7 ans, Doussou Konaté a été élue par son village pour partir dans une université indienne acquérir une formation de technicienne solaire. Bien sûr, tout n'a pas été facile. Il a fallu laisser les enfants et son mari à la deuxième épouse, quitter le village pour la première fois, s'acclimater à une autre culture, une autre nourriture,  se concentrer pour suivre des cours techniques, apprivoiser l'absence des proches. La formation a duré 6 mois. Mais depuis son retour, toutes les maisons du village ont été électrifiées et les habitants n'en finissent pas d'égréner les avantages : moins de vols de bétail, d'accidents la nuit, d'incendies à cause des bougies, les accouchements de nuit sont plus sûrs, les femmes ont la possibilité de faire une peu de commerce le soir, de se retrouver dehors pour avancer les tâches domestiques, discuter ou regarder le feuilleton qui fait vibrer le Sénégal. Les enfants peuvent faire leur devoir une fois la nuit tombée... D'après les mères de Keur Simbara, leurs filles se marient plus tard que celles du village voisin où il n'y a pas d'électricité. Tous les mois, en échange de l'entretien des lanternes et des panneaux solaires, chaque famille donne 2000 CFA/ mois à Doussou Konaté.

Avec ce reportage, je continue mon travail sur les différents projets d'électrification en Afrique et leur influence sur la stabilité politique et sociale.

Ce travail a été financé par l'association PARSS (Photo Action Reportage Social et Solidaire): https://parrs.fr/solar-mamas/

MÈRES SOLOS ET LOI EL KHOMRI

Printemps 2016 : le projet de loi Travail met la France en grève. Les salariés, les syndicats, les fonctionnaires dénoncent une nouvelle précarisation du travail. Le gouvernement répond qu'il veut faire entrer la démocratie dans l'entreprise. Le magazine FEMMES ICI ET AILLEURS me confie la réalisation de douze pages de reportage texte et images sur les mères solos qui travaillent en horaires décalés. Nous cherchons à savoir quel sera l'impact de la loi El Khomri sur ces femmes éloignées des syndicats, précarisés par leur séparation et leur statut de mère solo. J'aime les rencontrer, les faire parler, me retrouver dans leur cuisine ou dans leur usine à trois heures du matin. Mais je m'inquiète pour elles : la loi permettra l'inversion des normes, c'est à dire que les accords d'entreprise s'imposeront au droit du travail lui-même. Les femmes, et particulièrement les mères solos, parce qu'elles sont plus vulnérables, seront les premières à subir le durcissement du marché du travail. 

MÈRES SOLOS ET LOI EL KHOMRI

Printemps 2016 : le projet de loi Travail met la France en grève. Les salariés, les syndicats, les fonctionnaires dénoncent une nouvelle précarisation du travail. Le gouvernement répond qu'il veut faire entrer la démocratie dans l'entreprise. Le magazine FEMMES ICI ET AILLEURS me confie la réalisation de douze pages de reportage texte et images sur les mères solos qui travaillent en horaires décalés. Nous cherchons à savoir quel sera l'impact de la loi El Khomri sur ces femmes éloignées des syndicats, précarisés par leur séparation et leur statut de mère solo. J'aime les rencontrer, les faire parler, me retrouver dans leur cuisine ou dans leur usine à trois heures du matin. Mais je m'inquiète pour elles : la loi permettra l'inversion des normes, c'est à dire que les accords d'entreprise s'imposeront au droit du travail lui-même. Les femmes, et particulièrement les mères solos, parce qu'elles sont plus vulnérables, seront les premières à subir le durcissement du marché du travail. 

MÈRES SOLOS ET LOI EL KHOMRI

Printemps 2016 : le projet de loi Travail met la France en grève. Les salariés, les syndicats, les fonctionnaires dénoncent une nouvelle précarisation du travail. Le gouvernement répond qu'il veut faire entrer la démocratie dans l'entreprise. Le magazine FEMMES ICI ET AILLEURS me confie la réalisation de douze pages de reportage texte et images sur les mères solos qui travaillent en horaires décalés. Nous cherchons à savoir quel sera l'impact de la loi El Khomri sur ces femmes éloignées des syndicats, précarisés par leur séparation et leur statut de mère solo. J'aime les rencontrer, les faire parler, me retrouver dans leur cuisine ou dans leur usine à trois heures du matin. Mais je m'inquiète pour elles : la loi permettra l'inversion des normes, c'est à dire que les accords d'entreprise s'imposeront au droit du travail lui-même. Les femmes, et particulièrement les mères solos, parce qu'elles sont plus vulnérables, seront les premières à subir le durcissement du marché du travail. 

COMPÉTENCES D'AILLEURS

Quand la Revue m’a proposé d’illustrer ce numéro sur les femmes migrantes, j’ai voulu les photographier dans le cadre de leur travail. Symbole de leurs compétences, de leur autonomie, il est aussi le lieu où elles concilient en silence leur histoire migratoire et leur désir d’intégration. Je leur ai également demandé de choisir un objet qui les accompagne tous les jours au travail et qui les relie à leur pays d’origine. J'ai également photographié ce petits objets apparemment anodins à l’énorme pouvoir d’évocation, petits clandestins des bureaux.

J'ai réalisé 13 diptyques. Les tirages sont actuellement exposés à la médiathèque du Musée de l'Histoire de l'Immigration, Porte Dorée, à Paris.

 Aller dans la rubrique Reportages pour voir les dyptiques.

COMPÉTENCES D'AILLEURS

Quand la Revue m’a proposé d’illustrer ce numéro sur les femmes migrantes, j’ai voulu les photographier dans le cadre de leur travail. Symbole de leurs compétences, de leur autonomie, il est aussi le lieu où elles concilient en silence leur histoire migratoire et leur désir d’intégration. Je leur ai également demandé de choisir un objet qui les accompagne tous les jours au travail et qui les relie à leur pays d’origine. J'ai également photographié ce petits objets apparemment anodins à l’énorme pouvoir d’évocation, petits clandestins des bureaux.

J'ai réalisé 13 diptyques. Les tirages sont actuellement exposés à la médiathèque du Musée de l'Histoire de l'Immigration, Porte Dorée, à Paris.

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COMPÉTENCES D'AILLEURS

Quand la Revue m’a proposé d’illustrer ce numéro sur les femmes migrantes, j’ai voulu les photographier dans le cadre de leur travail. Symbole de leurs compétences, de leur autonomie, il est aussi le lieu où elles concilient en silence leur histoire migratoire et leur désir d’intégration. Je leur ai également demandé de choisir un objet qui les accompagne tous les jours au travail et qui les relie à leur pays d’origine. J'ai également photographié ce petits objets apparemment anodins à l’énorme pouvoir d’évocation, petits clandestins des bureaux.

J'ai réalisé 13 diptyques. Les tirages sont actuellement exposés à la médiathèque du Musée de l'Histoire de l'Immigration, Porte Dorée, à Paris.

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SINGAPOUR : LE REVEIL DES ACTIVISTES

En août 2015, Singapour a fêté les 50 ans de sa création. Un si jeune Etat devenu une place incontournable du capitalisme mondial, alors que ses habitants vivaient dans la jungle et le dénuement total il y a encore quelques années. La clé du succès : un développement mené d'une main de fer par la même famille et une démocratie autoritaire entièrement vouée à l'économie. 

Roy Ngerng est un des premiers militants politiques de Singapour, un des seuls à s'opposer à la famille au pouvoir. Il en paie un lourd tribut : il a été licencié de son poste de l'hôpital, poursuivi en justice par le premier ministre et condamné à payer de lourdes amendes. Il les paie grâce à des appels au don sur des sites de crowfunding. Nous passons un long moment ensemble pour réaliser son portrait à l'université. Avec lui je poursuis ce travail sur les militants et les activistes : pourquoi, comment, certaines personnes, à un moment, décident-elles de renoncer à un futur confortable et s'engagent-elles vers l'opposition à un pouvoir qui ne les laissera jamais en paix?

SINGAPOUR : LE REVEIL DES ACTIVISTES

En août 2015, Singapour a fêté les 50 ans de sa création. Un si jeune Etat devenu une place incontournable du capitalisme mondial, alors que ses habitants vivaient dans la jungle et le dénuement total il y a encore quelques années. La clé du succès : un développement mené d'une main de fer par la même famille et une démocratie autoritaire entièrement vouée à l'économie. 

Roy Ngerng est un des premiers militants politiques de Singapour, un des seuls à s'opposer à la famille au pouvoir. Il en paie un lourd tribut : il a été licencié de son poste de l'hôpital, poursuivi en justice par le premier ministre et condamné à payer de lourdes amendes. Il les paie grâce à des appels au don sur des sites de crowfunding. Nous passons un long moment ensemble pour réaliser son portrait à l'université. Avec lui je poursuis ce travail sur les militants et les activistes : pourquoi, comment, certaines personnes, à un moment, décident-elles de renoncer à un futur confortable et s'engagent-elles vers l'opposition à un pouvoir qui ne les laissera jamais en paix?

SINGAPOUR : LE REVEIL DES ACTIVISTES

En août 2015, Singapour a fêté les 50 ans de sa création. Un si jeune Etat devenu une place incontournable du capitalisme mondial, alors que ses habitants vivaient dans la jungle et le dénuement total il y a encore quelques années. La clé du succès : un développement mené d'une main de fer par la même famille et une démocratie autoritaire entièrement vouée à l'économie. 

Roy Ngerng est un des premiers militants politiques de Singapour, un des seuls à s'opposer à la famille au pouvoir. Il en paie un lourd tribut : il a été licencié de son poste de l'hôpital, poursuivi en justice par le premier ministre et condamné à payer de lourdes amendes. Il les paie grâce à des appels au don sur des sites de crowfunding. Nous passons un long moment ensemble pour réaliser son portrait à l'université. Avec lui je poursuis ce travail sur les militants et les activistes : pourquoi, comment, certaines personnes, à un moment, décident-elles de renoncer à un futur confortable et s'engagent-elles vers l'opposition à un pouvoir qui ne les laissera jamais en paix?

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